Toujours par rapport au Girly Geeky Shopping à Londres, aujourd’hui je TIENS à répondre à l’intervention de M. Defontaine sur Pure FM.
à écouter ici. À écouter vraiment.
Selon Sylvestre, nous serions toujours penchées sur nos téléphones à chercher du wifi. Il raconte, hilâââââre, qu’à son arrivée à la Gare du Midi il a vu 40 geeks toutes occupées à tapoter sur leurs téléphones et que nous n’avions remarqué sa présence que lorsqu’une des organisatrices nous a signalé qu’il y avait UN journaliste parmi nous (eikkes).
Rappel:
- pour configurer son téléphone pour la journée (nous devions changer de carte SIM et paramétrer nos téléphones en conséquence) c’est quand même plus pratique des les regarder. Geek peut-êtres, mais on gère pas encore tout les yeux fermés. Pas encore.
- dans un hall de gare, il y a beaucoup de monde.
- mais qu’est-ce qu’on s’en fout qu’un pey vienne avec? Sérieusement :DD Il voulait un tapis rouge? Vexé peut-être qu’aucune des geekettes ne l’ait remarqué?
Il souligne aussi que nous travaillons toutes dans, je cite, “l’AÏTI”, avec un certain pouvoir d’achat. Euh, je dois être l’exception, pauvre petite étudiante en droit que je suis :-) Il est vrai que la plupart des Girl Geek sont des filles qui bossent, font carrière et ça fait plaisir à voir. Est-ce féministe d’en parler?
Une intervenante glisse que “bon, c’est quand même UN PEU sectaire”, que c’est toujours triste (ué ;’( très) lorsqu’il manque la moitié de l’humanité dans un groupe. Elle ajoute que nous sommes en dehors de la réalité, qu’on a l’impression d’exister parce que. (Parce que. Elle dit rien après. Parce que.).

Un morceau d’interview est intégré et ils n’y trouvent rien à y redire. Fun. Par contre, reprendre des propos entendus sur place et en tirer des conclusions, ça c’est fait.
Ils abordent Google Latitude, que nous ne sommes pas conscientes de l’impact sur notre vie privée. Qu’il y a du féminisme au sens négatif du terme derrière tout ça. Repli identitaire. Cyber féminisme. Effrayantes. Ce sont les mots utilisés.
Je vais m’arrêter là. Ils concluent en balançant (et là je me MARRE!) qu’ils ne sont pas là pour diaboliser les nouvelles technologies! “On donne simplement des éléments à nos auditeurs! à vous d’en tirer des conclusions!” Mais qu’est-ce qu’ils pourraient bien en penser? En réalité perso je m’en branle pas mal, ça me rappelle les bon vieux reportages sur les hardcore players qu’on diffuse après avoir annoncé une tuerie dans une école. À la longue, on n’acceptait même plus de journalistes en LAN, du temps où j’y allais encore. Les propos sont toujours déformés et remis à leur sauce pour obtenir le résultat voulu. Fatiguant. Aucune curiosité.
En plus ce journaliste n’a rien pigé. Selon lui le but de l’action eurostar serait que les clients puissent utiliser la plateforme mise en place pour partager leur life dessus?! Héééé non.
NOUS, les girl geeks, étions là pour twitter en live au monde entier (mouarf) notre terrible journée offerte par eurostar. That’s it.
Putain mais c’est quand même pitoyable. Si au moins il avait pris la peine sur place de comprendre ce qu’il s’y passait au lieu de siroter du champagne chez Swarowski, il n’aurait certainement pas tiré ces conclusions.
Hé non, je ne l’ai pas vu à la deuxième conférence à l’hôtel Berkeley?
Que les journalistes qui ne savent pas de quoi ils parlent se taisent, tout simplement. Non?
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