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Florence aux Bahamas : le voyage

Et voilà : « ça, c’est fait! ». J’ai traversé l’Atlantique en avion toute seule! J’ai d’abord réservé un l’hôtel près de l’aéroport comme une grande avec MA carte de crédit,  je me suis levée à temps malgré Secret d’Histoire et Infrarouge à la télé, j’ai trouvé le terminal et mes tickets d’avion, j’ai fait la file pour le checkin et j’ai *** une vieille chinoise qui espérait me dépasser. 

Pourtant, c’était pas gagné.

Quelques heures avant d’embarquer Gare du Midi direction Roissy-Charles de Gaulle,  ma valise n’était pas encore prête. Précisément 3h avant, j’étais bloquée dans un métro entre Porte de Hal et Hôtel des Monnaies.

Une fois à l’aéroport, gros bordel pour trouver la navette, et là, je me souviens : les Français sont louuuuurds en voyage, truc de ouf! Mon papa m’avait raconté plusieurs anecdotes de voyage avec les Français, et ça s’est confirmé tout le long du vol et de l’arrivée. Vous rassure, maintenant ça va ^^

Sur le quai en attendant le bus (où précisément on n’a qu’une chose à faire : attendre), les gens autour de moi râlaient, n’arrêtaient pas de geindre « oh mais quelle organisation, c’est MINABLE! Je vais y aller à pieds, blablabla ». O_O
De fait, il y avait du monde, mais bon, le bus allait bien finir par arriver, non? Et le voilà. Enfin je pense? Je monte dans un bus et heureusement j’entends des gens dire « attention il ya deux hôtels Campanile différents », oupppps, je sors le temps de vérifier, et me voilà dans le bus juste après complètement bondé. Le chauffeur écoutait radio latino, et nous étions ballotés le long de l’aéroport au rythme des chevrotements de Shakira, ça m’a rappelé le Crafterspace « bachata ».

A chaque arrêt, #LesFrançais demandaient pas UNE, pas DEUX, mais bien TROIS FOIS l’arrêt au chauffeur « on est bien à tel hôtel? l’hôtel machin? MONSIEUR MONSIEUR MONSIEUR! » et quand l’un avait posé sa question, la femme ou le mari renchérissait, alors que c’était juste écrit en grand et qu’une voix l’annonçait également. Au moins je n’étais pas la pire des noobs du voyage.

Une fois arrivés, vu que le bus était bondé, forcément, la file au checkin de l’hôtel était longue. Comme je suis filoute, j’étais dans les premiers mais pas la première. Une dame dépasse tout le monde « juste pour poser une question, pour demander si je suis dans le bon hôtel » (pareil que moi, j’étais pas sûre non plus), et là une autre dans la file répond « ah ben non vous ne pouvez pas, faut faire la file ». OK je l’avais pensé très fort, mais sur le coup, BONJOUR CAMARADERIE!

Une fois dans ma chambre, je tombe sur Infrarouge, émission que j’adore mais sur le coup sujet méga déprimant : le pardon. « Il a tué ma fille je l’ai pardonné, il m’a violée je l’ai pardonné, j’ai passé 8 ans en prison à cause d’elle je l’ai pardonnée ». Grosse déprime :/ sans parler de la pluie dehors, du stress du voyage, de mon amoureux qui me manquait, de l’angoisse du départ, de laisser mon chien, d’avoir peur d’oublier quelque chose, de tomber malade sur place, de perdre mon passeport, d’avoir un souci avec ma carte de crédit, qu’une nouvelle qui boulverse le monde tombe pendant que je sois dans l’avion, que l’on se crashe, qu’il y ait un mort dans ma famille et que je doive rentrer d’urgence, euuuh voilà c’est tout… Le boulot? Pour une fois : je déconnecte ! =^-^=

Le lendemain 4h30, plus le temps de réfléchir! Je fonce, et j’ai la navette à la minute près. Une fois à l’aéroport, gros débat sur la manière de prononcer mon nom au guichet Club Med, comme d’hab. Je l’ai pas fait hier mais un jour je dirai vraiment à quelqu’un « ah bon vous le dites comme ça? D’accord, bon à savoir après 25 ans, merci beaucoup, j’appelle mes ascendants de ce pas! » :D

Après une longue file j’ai un petit creux, et j’ai oublié un détail. A Paris, tout est cher, mais alors dans un aéroport parisien, vous imaginez le niveau. « Un jus d’orange et un petit pain au chocolat? 5 euros ». Et ma tête à cet instant, ça n’a pas de prix. À vrai dire mon amoureux a fait la même tête quand je lui ai dit que j’avais trouvé un bikini string pour partir. Aha, aha, aha.

La France, bloquée au mois d’août 

Une fois dans l’avion, suis assez relax. Je teste les effets de la passiflore, médicament contre l’anxiété. Je m’endors même assez rapidement mais problème : quand je dors assise, j’ai la bouche ouverte et je bave (je fais genre que c’est un fait reconnu par l’institut national de stomatologie mais je l’ai découvert hier matin, comme tous ceux qui faisaient la file pour aller aux toilettes juste à côté de moi dans l’avion. Donc je suis rester éveillée).

Mais de nouveau, je découvre le côté obscur des Français. Garder sa ceinture attachée en zone de turbulences? « Nahhh, je dois faire pipi rien à fout' ». Devant moi, les gens de la première rangée qui ont full place pour mettre leurs jambes s’étalaient de tout leur long en abaissant leur dossier, NAN MAIS HO, t’es pas en classe affaire, t’as juste eu du bol! Alors quand le steward leur demande de relever le dossier le temps de la collation, ils vont même pas piger que c’est le temps de NOTRE collation, non, ils mangent et se ré-étalent alors que derrière on était tout racrapotés.

Sur la fin j’ai commencé à avoir du mal à tenir, et pour éviter la situation de l’atterrissage à Agadir, où j’ai commencé à devoir vomir quand l’avion a atterri et que tout le monde était debout et moi bloquée sans accès aux toilettes ni sachet pour vomir, autant dire l’ENFER,  je me suis donc dit « ah bha tiens, si j’allais vomir les deux heures restantes »? C’EST PARTI!

Mais vomir, ça voulait dire embêter #LesFrançais qui faisaient la file pour aller aux toilettes et râlaient en attendant, du coup! Ah bha tant mieux. ;-)

Qu’ont encore fait #LesFrançais sur la fin du voyage? Ai-je atteint le Club sans vomir sur mes voisins dans le bus? Nadège a-t-elle pardonné Thomas? Florence se rabibochera-t-elle avec #LesFrançais? :D 

Suite au prochain épisode ***